Quand je dis NON...

Neuilly, le 2 Novembre 2007

Mon cher petit Nicolas,

T'en prends pas ombrage. Quand je dis petit, ce n'est pas insulte à ta taille, juste parce que je suis ta grande Tantine S et que je suis bien plus âgée que toi.
Alors, cher petit, ne te vexe pas et lis la suite car je ne suis pas très contente de toi.


S'il y a bien quelque chose qu'il va falloir te mettre dans le crâne, une bonne fois pour toute, espèce d'entête, c'est bien que quand je dis NON, ça veut dire NON.
Pas, "peut-être",  "je ne sais pas",  "on verra plus tard", "on peut s'arranger", encore moins "oui". Quand c'est NON, c'est NON et on ne revient pas dessus.
Au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, si les français ont dit NON, c'est NON.
Pas, "peut-être",  "je ne sais pas",  "on verra plus tard", pas non plus "on va s'arranger" et encore moins "oui". Un point c'est tout.

Moi aussi j'ai voté contre...

Tout Président de la République que tu sois, tout Nicolas S que tu sois, tu restes mon petit neveu et mon cher petit Nicolas et si tu t'amuses à forcer la main, c'est la mienne qui risquerait bien de te chauffer le fondement. Ce sont des méthodes de garnement, de mal élevé, de voyou, non d'une pipe.

Que tu te fiches de l'avis des français, c'est une chose entendue, tout le monde le sais et ça te regarde. Mais ne t'avise pas de transformer mon NON à moi en un oui qui arrangerait tes amis.


Je te serre pourtant fort contre ma poitrine et t'embrasse.

Ta Tantine S

P.S. : j'ai profité des soldes chez le Père Fouettard, j'ai acheté quelques martinets de réserve, ça peut toujours servir.