Lundi 1 octobre 2007
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Main de velours





ans le silence de la longue maison aux murs irréguliers, blancs et nus, telle un métronome implacable et solitaire, l’horloge de l’entrée martèle l’air et le temps de son balancement sonore et grave. Quelques poussières égarées divaguent dans les faisceaux de lumière crue qui percent les hautes fenêtres de la salle à manger et luisent à la surface de la longue table de bois sombre fraîchement encaustiquée.

    Ultime note de musique, intense, brillante et légère qui frissonne au clavier de son piano avant de s’évanouir, Angel avait souri, fermé les paupières tranquillement et s’était éteint à cinq heures, ce matin.
    Assis au bord du lit, José avait jeté un dernier regard embrumé vers la petite boîte de fer blanc, encore ouverte sur le chevet, contenant la seringue usagée, le flacon vide et le garrot, puis avait détaillé une à une toutes les taches brunes et rousses que la vieillesse et l’usure avaient déposé sur la main d’Angel qu’il garda au creux de la sienne, immobile, longtemps…

L’étang ici est noir et profond
Serti de saules turquoise sans reflet
L’étang ici est noir et lisse
Miroir sans tain d’un ciel éteint.

Ni chemin, ni sentier
Le vent reste immobile
Assèche mes pleurs
Engourdit ma douleur.


    Toute la nuit, à la même place, il avait caressé cette main bleuie et gonflée sous l’effet de lourds traitements médicaux accumulés, déformée par les rhumatismes et l’arthrose de ses doigts maigres et tors. Par instants, il la serrait un peu plus fort pour le rassurer et marquer sa présence ; Angel répondait alors à son étreinte comme pour dire “Je sais que tu es là“.
Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : textes à lire
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Lundi 1 octobre 2007
Catherine,
J'ai fini ton 2è livre
Mon Dieu comme tu écris bien ! Quelle sensibilité ! Quelle broderie des mots. Comme tu fais bien passer le fond des êtres.
J'ai aimé ton livre, moi qui n'aime plus la corrida mais qui sait  à quel point elle peut bouleverser.
C'est de la poésie en prose. Je n'avais plus été bouleversée à ce point depuis ma première lecture de Verd paradis de Max Rouquette. Aucune ressemblance pour le thème, mais alors, pour la manière de traduire ce que tu sens et exprimer le fond des âmes, c'est unique
Je te fais de gros bisous pour m'avoir donné cette joie
Lise Gros - 1 Octobre 2007 -
écrivain et conteuse
Par Lise Gros - Publié dans : livre d'or
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Jeudi 9 août 2007

C-LeGuellaut-NB.jpg FERIA des VENDANGES à NIMES

A l'invitation de la librairie Goyard,
je dédicacerai mon dernier recueil de nouvelles taurines

"Et la lune nous regardait"
paru aux éditions Cairn en mars dernier

samedi 15 Septembre de 15h30 à 17h
Si vos pas vous portent en ces terres nîmoises,  je serai heureuse de vous y rencontrer,
con aficion, ~ Catherine ~

Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : rendez-vous
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Mercredi 1 août 2007
bandeau-1minute-400.jpg Parce que j'aime les toros,
à aucun prix, je ne voudrais les entendre tousser la nuit au fond du campo,
tousser, suffoquer, puis se cacher pour mourir.
Aussi, je vous invite à partcipez à
"l'inventaire citoyen" des urgences environnementales.
ce qui ne prendra qu'une minute de votre temps : ~ cliquez ici ~
Merci
Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : Citoyen du monde
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Vendredi 29 juin 2007
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FERIA D'ARLES :

A lire absolument
"Et la lune nous regardait"

 

« Et la lune nous regardait », nouvelles taurines de Catherine Le Guellaut

Après Les taureaux rêvent aussi paru l'année dernière, Catherine le Guellaut récidive avec ce nouveau recueil de nouvelles qui vient de sortir aux éditions Cairn sous le titre Et la lune nous regardait.
Son livre à peine sorti, elle travaille déjà à d'autres textes sur neuf vies et morts de femmes anonymes ou fictives en lien avec les neuf vies du chat... C'est une vieille expérience qui voit une fois encore son aboutissement car dès l'adolescence l'auteur s'était essayé à la chose écrite avec un journal, des poésies ou des carnets jamais édités et encore plus rarement montrés. « Quand on a seize ans, on ne sait pas si on écrit pour soi ou pour les autres... » Pour f
aire face à une vie professionnelle plus que prenante, Catherine Le Guellaut arrête momentanément d'écrire, ce qui ne l'empêche pas d'emmagasiner des histoires avec des gens vus, croisés, des histoires de sentiments. « Comme j'ai l'impression d'être une éponge qui absorbe les sentiments des autres, j'ai fait du stock mental », reconnaît Catherine Le Guellaut. Et puis un jour, cette Berrichonne d'origine achète une maison en Camargue au milieu des taureaux, sous un ciel particulier, entouré de marais et d'une végétation qui peine à vivre. Elle a alors l'impression d'avoir trouvé une terre où elle peut prendre racine et la nuit tout de ce processus d'écriture refait surface. Ainsi naît son premier recueil sur un scénario plutôt nature.
Aujourd'hui dans ce livre illustré par le peintre nîmois Albert Martin, séduit et conquis par le premier l'auteur raconte des histoires d'hommes, des destins. « Sans m'en re
ndre compte au deuxième texte j'avais déjà installé le personnage témoin de José qui à partir de la troisième nouvelle est resté et là de façon très consciente... » Et ce que le livre raconte ce sont des intimités de toreros ou de personnes qui gravitent autour de la tauromachie. « Le fait d'avoir un personnage filigrane c'était pour moi le meilleur témoin possible. » D'une nouvelle à l'autre on se faufile donc dans le sillage de José, le mozo de espadas, le valet d'épées du matador, José le fidèle à la rencontre de ces morceaux de vies.
Dans ces onze textes, Catherine le Guellaut livre sa vision du monde souvent sombre et noire. « Dans l'arène on retrouve l'état du monde en général car la corrida c'est le miroir d'un état du monde qui rejette sur les spectateurs leur propre image, leurs interrogations par rapport à la vie et au destin », commente l'auteur qui, cette année plus encore qu'avant, ressent chez les autres une certaine inquiétude sur le devenir. « Qu'est-ce qu'on fait ensemble et qu'est-ce qu'on a oublié de faire ensemble ? » s'interroge Catherine le Guellaut. Réponse en poésie et en talent « entre ombre et lumière, où nos âmes se balancent dans le silence ». Sous le regard de la lune.

V.B.-B. - Midi Libre Vendredi 6 Avril 2007 -

Par V.B-B
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bibliographie

250 réponses à vos questions sur la tauromachie
en co-écriture avec
Christophe Chay et Jacques Massip
(Gerfaut, 2009)

La Sombra del Sol
nouvelles taurines
à paraître en 2010
(Cairn)
Les Taureaux Rêvent aussi
(Cairn, 2006)
épuisé

Et la Lune nous regardait
(Cairn, 2007)

Q
uelques derniers exemplaires disponibles
à la Boutique des Passionnes d'
Arles

Texte libre



"Et la lune nous regardait"
envoyé par Catherine Le Guellaut

Copla (poème)
illustrations d'Albert Martin
sur une musique de Mariano Martin.
 

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