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A vos plumes

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Mardi 1 mai 2007
UN AUTEUR à SUIVRE

J'avais déjà largement apprécié le recueil précédent de Catherine Le Guellaut "Les taureaux rêvent aussi". Mais alors là, elle m'a bluffé avec des textes encore plus forts, des nouvelles terriblement réelles et si sensibles, des tranches de vies de toreros découpées au scalpel d'une plume poétique ravageuse d'émotion et de poésie et pourtant affirmée. Une écriture de torero qui regarde la vie et la mort au fond des yeux.

Guillaume de Bellegarde


par guillaume (Bellegarde) publié dans : Autour de la "Lune...
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Mardi 1 mai 2007
Subjugué, envoûté, charmé
par cette écriture belle
qui fait remonter en ma mémoire, les trente deux années passées comme préposé aux clarines aupèrs de Don Pedro "Monsieur Pierre Pouly". Il m'a fait voyagé de Ceret à Fréjus en passant par Palavas, Lunel, Vichy et surtout Arles où pendant 26 ans, j'ai fait résonner ma trompette lors des courses camarguaises et corridas après avoir pendant six ans fait les remplacements de Mr Bonnet pour les courses camarguaises.
Je me suis souvent demandé pourquoi j'aimais des journées de fête, de douce folie qu'on ne peut voir que chez nous. De par ce que ma raconté ma grand-mère, grâce aux dires de mon père et des recherches personnelles, j'ai décourvert que j'étais de la famille des Dijol qui à l'époque vivait au mas des Charlots et sa manade à la Bélugue (à cette époque, les Yonnet avaient la manade en Crau) et faisait partie des amis du Marquis Folco de Broncelli.
Catherine, ton livre m'a fait revivre un pan de ma jeunesse, au Salind de Giraud, ma cousine Catherine Dijol et ma tante Léone Potavin, me prenaient la main vers les 19 heures pour aller voir les taureaux de Pechinez, puis du papé Yonnet, traverser le village depuis le mas de l'Esquinau, passer devant la machine à eau pour aller dans les pâturages au nord du village. Ton livre "Et la lune nous regardait" a fait remonter à la surface le souvenir du papé Mouiren, gardian à bâton planté du papé Yonnet et du gardian le petit Tors qui, comme le fils Colombeau, périrent sur les cornes des toros qu'ils aimaient tant.
Je suis ému aussi de ces belles lignes sur "La grande porte de l'oubli".
C'est aussi les yeux embués de beaux et aussi malheureux souvenirs que je referme ton livre qui me rappelle le nombre incroyable de Maetros, de Raseteurs et d'hommes célèbres que j'ai eu l'honneur de rencontrer tout au long de ma petite vie de camarguais (Pierre Cordelier, Monsieur Pouly qui nous avait présenté, mo père et moi à Jean Marais, Cocteau, Picasso et le Maestro Dominguin, et bien d'autres...) sans oublier la maman dAnnie Maillis, mon institutrice qui m'a appris le plaisir de la langue française.
Je termine en te disant que moi aussi je regarde souvent la Lune, elle me calme (même quand elle est pleine) fait remonter les souvenirs au-dessus de ma matière grise, qui de temps en temps libère, l'esprit autant que la mémoire.
Tout au long de ma petite vie de Camarguais de cette terre du bout du monde, j'aurai connu trois Catherine, et la chance que j'ai eu, c'est que toutes les trois vous m'avez fait découvrir les belles choses de la vie !
lettre de Léonce-Lucien Potavin - glissée sous ma porte le 1er Mai 2007
par Lucien Potavin publié dans : Autour de la "Lune...
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Mardi 24 avril 2007
  1. Noirceur magistrale
« Gros lecteur, j'ai rarement reçu une aussi grosse dose d'émotion en pleine figure. Ca tient de la baffe er du coup de foudre qui change votre vie. Des nouvelles sur la tauromachie, de sombres moments d' intimité surprenants magistralement écrits, cidelés du mot juste, de la phrase poétique évidente... Et José, omniprésent, ce personnage filigrane du valet d'épée silencieux, dérangeant et témoin de tous les désordres du monde. »
  Thibault 
par thibault G publié dans : Autour de la "Lune...
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Mardi 24 avril 2007
 
à propos de la lune et des toros
CONVERSATION RADIOPHONIQUE


Mardi 24 Avril, Catherine Le Guellaut sera l'invitée de Christophe CHAY dans son émission à partir de 11h30 sur les ondes de la radio associative arlésienne 3D fm, 97 fm.

A bâton rompu, un dialogue autour de son dernier livre "Et la lune nous regardait" ponctué par des musiques sorties de la discothèque de l'auteur, des flamencos qui ont bercé son écriture et ont insulflé à ses textes cette rythmique originale, proche de la faena.
Les auditeurs sont invités à joindre le standard de la radio par téléphone pour réagir ou donner leur avis au 04 90 54 12 07 ou par courriel :
REDIFFUSION de L'ENTRETIEN : mardi 24 Avril à 17h45
par Julie HCristolhomme publié dans : rendez-vous
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Mercredi 11 avril 2007
    Au rendez-vous de l'émotion
"Et la lune nous regardait" est le deuxième recueil de nouvelles de Catherine Le Guellaut composé de onze nouvelles entre lesquelles s’intercalent parfois de petits poèmes assez courts intitulés "coplas" qui s’inspirent  des coplas du chant Flamenco, le Cante Jondo Gitano.
Ces coplas, dont la première introduit le recueil et lui a donné son titre, s’insèrent aussi quelquefois dans les textes mêmes des nouvelles et s’il n’y a pas toujours un lien précis ou direct avec le contenu de l’histoire, elles apparaissent cependant comme une expression poétique concentrée et exacerbée de la force émotive qui se dégage des nouvelles de Catherine Le Guellaut.

Ces coplas s’inscrivent pleinement  dans la tradition du Cante Jondo Gitan, le chant profond, le chant qui exprime la Pena Negra et qui sort des tréfonds de l’âme, comme la "seguiriya", ce poème des larmes, à travers lequel l’homme crie sa déchirure, sa solitude et sa tristesse dans la nuit face au mystère de l’amour, de la mort et du destin.

Dans ses nouvelles, dans un autre style mais avec aussi beaucoup de sensibilité, Catherine Le Guellaut nous parle de l’homme blessé, de sa solitude et de son désarroi,  de son besoin immense de tendresse aussi dans un monde dur et parfois déshumanisé. Elle nous parle du destin implacable et de la mort omniprésente.
Si tous ses personnages font partie du  monde taurin, de près ou de moins près, torero, torera, mozo des espada ou simple aficionado, si leur vie à tous est ou a été étroitement liée à la corrida et au toro, ce n’est pourtant  jamais ce dernier qui leur donne la mort, lorsque la mort est présente et la mort n’est pas toujours celle du torero.. Ici , la mort surgit lors d’un accident de la route, là , elle est l’aboutissement d’une longue maladie, elle peut venir d’une main vengeresse ou arriver simplement au terme de la vieillesse et d’une vie de chagrin. Je crois en fait que ce monde dans lequel se meuvent les protagonistes n’est qu’un microcosme du monde dans lequel nous vivons, un monde impitoyable mais qui pourtant ne manque pas de beauté-  et Catherine Le Guellaut sait parfaitement en rendre la poésie - ni de tendresse  non plus, cette tendresse qui comme un fil ténu empêche l’homme de sombrer quelquefois dans le désespoir. José, ce personnage récurrent qui apparaît sous des formes différentes dans la plupart des nouvelles, tantôt torero, souvent mozo de espada, en est l’incarnation . Il est un peu comme un ange gardien qui veille sur les autres.
Le recueil se termine sur une nouvelle pessimiste intitulée "Main de velours" : l’histoire d’un torero détruit et d’un ganadero déchu qui meurt dans un monde où il ne reste de la tauromachie que "des résistances violemment réprimées" et "des souvenirs enfouis dans les mémoires".
Ainsi que dans les coplas, la peine et la douleur sont le fil conducteur de ce recueil traversé pourtant par des moments de bonheur, bonheur simple ou dérisoire, mais aussi bonheur profond, d’une intense beauté, en particulier lorsque l’homme trouvant enfin un sens à sa vie , se transcende face au toro, dans le présent, dans le souvenir ou simplement dans ses rêves.

L’écriture de Catherine Le Guellaut est forte, puissante, émotive. Elle cisèle ses phrases, traque le mot juste pour nous transmettre des sensations, des émotions, des sentiments. Elle nous fait voir et sentir avec force et justesse.

J’ai beaucoup aimé ce recueil mais on ne sort pas tout à fait indemne de cette lecture. Quelque part, c’est douloureux. Bien qu’elles soient assez courtes, je n’ai jamais pu enchaîner la lecture de deux nouvelles. Il faut prendre le temps de s’en remettre. Parce que Catherine nous force à sortir de notre rôle de lecteur innocent, insouciant, qui cherche à se distraire pour nous exposer face aux terribles questions sans réponses : le sens de la vie, le destin et la mort.

Nadine VOLLE-REGARDIER pour Toreria.net
vendredi 30 Mars à la brasserie du Waux-Hall d'Arles
par Catherine Le Guellaut publié dans : rendez-vous
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Texte libre

Les deux recueils de nouvelles
"Et la Lune nous regardait" (2007)
"Les Taureaux Rêvent aussi" (2006)
sont officiellement épuisés. .
Les derniers exemplaires sont disponibles
à la Boutique des Passionnes d'Arles
http://www.passion-toros.com
et dans les bonnes librairies .

Texte libre



"Et la lune nous regardait"
envoyé par Catherine Le Guellaut

Copla (poème)
illustrations d'Albert Martin
sur une musique de Mariano Martin.
 

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