Images'ination

Présentation

A vos plumes

Je serai ravie de lire vos avis, vos commentaires, vos réactions, vos propres textes...
ma boite mail
,est ICI !
Vendredi 19 juin 2009
par Christophe Chay, Catherine Le Guellaut et Jacques Massip
15 x 23 cm, 256 pages, Editions du Gerfaut, 2009.
Théâtre sans coulisses, tout de l'arène est visible de tous, pourtant personne n'y voit la même chose. Complexe, colorée, riche d'émotions, la corrida ne laisse pas indifférent et que l'on soit aficionado ou néophyte, les questions affluent : Qu'est-ce qu'une belle faena ? Comment devient-on torero ? Pourquoi de l'or sur le costume ? Le toro est-il sauvage ou domestique ? Qui va aux arènes ? Pourquoi faut-il que le toro meure ? Doit-on inscrire la corrida au patrimoine mondial de l’humanité ?
A ces questions, les auteurs ont souhaité apporter, dans le registre propre à chacun, des réponses précises et détaillées, expliquer des réalités souvent mal interprétées. Ils ont exploré un vaste faisceau de domaines, de l'élevage à l'économie, de la technique aux valeurs éthiques, de la ritualité à l'art...
Par des renvois, des encadrés, une iconographie soigneusement sélectionnée, ce “250 réponses à vos questions sur la tauromachie" vise à relier les informations, à les mettre en synergie pour faire émerger ce qui fait sens dans la corrida, ce qui prête à débat, mais aussi ce qui séduit, interroge et passionne.

Nîmois d'origine arlésienne, Christophe Chay est journaliste indépendant, métier qu'il conjugue à sa passion taurine avec talent et expertise (Planète corrida, Semana Grande, Télé Miroir, radio 3Dfm). Co-auteur des textes de L'Encyclopédie de la Corrida, il a participé à La Tauromachie, histoire et dictionnaire (Robert Laffont).
Nîmois, aficionado de longue date et chroniqueur taurin, psychothérapeute, analyste des pratiques à l'Univesité et chercheur (travaille entre autres sur la préparation mentale de toreros), Jacques Massip porte sur la tauromachie un regard en permanente curiosité. Lui aussi a collaboré à la rédaction des notices de La tauromachie, histoire et dictionnaire. (Robert Laffont)
et ...
Arlésienne d'adoption par amour, camarguaise par choix, aficionada et militante,
Catherine Le Guellaut
est responsable de la Boutique des Passionnés.
Elle est l'auteur de recueils de nouvelles taurines
Les taureaux rêvent aussi et Et la lune nous regardait salués par la critique et les lecteurs (édition Cairn).


Une nouvelle aventure d'écriture s'achève avec la sortie de cet ouvrage.
Tout d'abord, le travail à plusieurs voix, riche, exigeant, intimidant, irritant, enthousiasmant, fait du partage de nos expériences, de nos regards différents, de nos divergences aussi (rares et aprement discutées).
S'astreindre à la table de travail (deux ans et des broutilles) pour peindre avec objectivité et précision, ce qu'est la corrida sous tous ses aspects, pour la peindre avec le coeur et la raison, la faire comprendre et en faire ressortir et ressentir son essence...

Ne pas négliger pour autant le mot juste et la poésie,
ni la lumière, ni la palpitation, ni l'émotion...
J'y ai mis aussi tout cela...
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce 250 réponses,
que nous avons - que J'AI eu - de plaisir à le concocter.
con aficion y corazon,
Catherine
Par Catherine Le Guellaut - Communauté : tauromachies
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009
Permettez-moi de vous dire tout le plaisir que nous avons eu à lire vos ouvrages.
Comme on dit dans les arènes, ça transmet énormément...
Nous vous souhaitons une longue carrière et beaucoup de succès à venir...
Vous nous transportez dans une tauromachie nouvelle qui fait réver les modestes aficionados du Nord que nous sommes.
Mille fois bravo...

Très cordialement.
Roger REYNAUD
Par Roger Reynaud - Publié dans : livre d'or - Communauté : tauromachies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 27 avril 2009
Quand la Marseillaise me propose une carte blanche pour leur numéro spécial de la Féria de Pâques, j'accepte sans hésitation, la hargne aux tripes.
Ces derniers mois : coups de couteaux dans le dos, complots et trahisons, amis mansos, j'en ai lourd sur la patate et surtout marre de la connerie, des arrivistes et du clientélisme, des magouilles qui avalissent autant ceux qui les fomentent que ceux qui en profitent (ils se reconnaitront).
Tout envoyer pêter, tout balancer, sérieux, j'y ai pensé. A quoi bon patauger dans la même médiocrité, autant prendre un peu de hauteur et de distance.


Toros et société : interrogation avec moi-même !


JE – Tes convictions humanistes notoirement engagées peuvent-elles être s'accorder de l'aficion à los toros et du fonctionnement du milieu taurin ?
MOI – Je me suis effectivement souvent posé la question du sens social de la corrida. À savoir si ce qui se joue en six actes sur le sable des arènes en tant que fable initiatique individuelle s'oppose ou participe à la notion de grandissement, d'élévation ou de mûrissement de la conscience collective.
On affuble souvent la tauromachie d'archaïsme, d'un anachronisme barbare qui serait contraire à une vision moderne de l'humanité. À supposer que l'humanité soit arrivée à un point d'évolution tel que toute violence aurait disparu, que les conflits se régleraient avec sérénité dans un monde apaisé et harmonieux où la corruption, l'exploitation de l'homme par l'homme, les exactions, les viols n'existeraient plus ! Chaque jour, l'actualité nous expose combien nous en sommes loin.
Tout aficionado s'accorde à reconnaître dans la corrida des valeurs fortes, positivement progressistes : le courage, le respect de l'autre, la loyauté, l'intégrité, l'engagement, la sincérité. Des valeurs qui combinées à la beauté, à l'intensité et à l'émotion font que nous sortons des arènes comme meilleurs, allégés du poids d'une médiocrité conjuguées au quotidien, rassérénés dans nos angoisses existentielles.
JE – Qui est ce “nous“ auquel tu t'associes, tu t'identifies ?
MOI – Nous, c'est la familiarité de ce qui a été vécu deux heures et demi durant. La somme des individualités dont le regard a convergé vers le même objet au centre du ruedo forme une communauté liée par l'histoire des six toros combattus cet après-midi-là, une histoire qui s'ajoute au patrimoine partagé.
JE –Tu ne décris là que des “je“ additionnés, assis côte à côte sur les gradins qui se reconnaissent dans une même appartenance culturelle. Comment s'organise ce “nous“ dans la société ?
MOI – Ce n'est pas une histoire de lutte sociale organisée ou de politique, (même si parfois les taurins ruminent des envies de révolte). Comme pour les toros, juste une manière d'être les uns à côté des autres et d'apprécier ensemble le même événement. Je ne peux te que dire que ce à quoi j'aspire et ce pourquoi je me bats. Je te parle d'un “nous“ capable d'imposer que les valeurs partagées autour des toros puissent s'appliquer hors l'arène avec la même sévérité qui déclenche la bronca quand les banderilles sont plantées à cornes passées ou la pique excessivement prolongée.
Un “nous“ loyal et courageux qui n'hésite pas à se mettre entre les cornes pour dire tout haut ce qui se murmure à mots couverts, pour dénoncer les petites et grandes combines entre amis cooptés, les privilèges extorqués par une poignée au dépens de la majorité, les luttes d'intérêts privés au détriment du bien commun, les arrangements, les compromissions, les reniements...
Un “nous“ qui applique au quotidien la même exigence d'intégrité que celle réclamée aux pitons. Un “nous“ engagé, enfin, qui permette d'affirmer que l'arène enseigne sans doute aux femmes et aux hommes pour tendre à devenir des humains sensibles et bienveillants, responsables autant d'eux-mêmes que des autres...
JE – Tu trouves pas que tu y vas un peu loin dans l'idéalisme ?
MOI – L'exigence éthique de la tauromachie appliquée à la société ? C'est très utopique, bien évidement, mais ne vit-on pas de rêves inassouvis ? La planète des toros est loin d'être une société idéale, d'autant qu'elle n'applique pas toujours elle-même et pour elle-même les règles qu'elle arbore comme étendard. Pourtant, malgré ces défaillances internes, les valeurs portées par la corrida me semblent d'une modernité sociale enviable, n'en déplaise à ses détracteurs.
JE - Il a-t-il une morale ?
MOI - Faut-il toujours conclure ? Juste une méditation, à poursuivre donc.


Catherine Le Guellaut
Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : textes à lire - Communauté : tauromachies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 décembre 2008
à Mariana Vassileva qui n'a jamais vu de corrida

Y la mar a torear


C'est un entrepot grafité de poussière et de souvenirs, un désert. Au centre, une chambre immense, close, vide et sombre, peuplée d'embruns, bercée de vent, chavirée de vagues qui expirent sur des galets bruissant.
Ecran ciel d'encre et plage en noir et blanc,
il pleut, il a plu, il va pleuvoir.
De dos, un homme en costume sur le sable, s'avance en rêveur à la limite entre flux et reflux. Il retire soudain sa veste, la déploie à la brise et d'un geste amoureux, va chercher la vague qu'il enveloppe dans l'étoffe et l'accompagne jusqu'à ce qu'elle s'éteigne doucement. Il avance encore, provoque un nouvel assault qui s'engouffre furieux dans la toile  et vient mourir sur le sable mouillé. Une vague, une autre, une autre encore, toute la mer. L'homme entre dans l'eau de plus en plus loin et danse dans une marée d'écume et de sel. Il se retourne, replie sa veste sous son bras et s'en va.
Il pleut, il a plu, il va pleuvoir.
L'écran noir infiniment, continue la mer à chuchoter au milieu du désert, dans la chambre vide au milieu d'un entrepot de poussière et de souvenir.
J'avais le coeur si grand,
J'avais le coeur si gros,
J'avais le coeur si pur,
J'aurais pu toréer la mer.

Ne reste au creux de ma muleta
que ce fragment de nacre
et le chant d'une sirène
aux yeux marines et chagrins.

J'aurais pu toréer
et la mer, et le vent,
et la rondeur noire blanchie d'écume
jusqu'au soleil
jusqu'au couchant
en pleine tempête
jusqu'à ce que la raison divague
et qu'au matin de l'ombre combattue
reste la lumière invaincue.

De mes entrailles Bretagne,
j'aurais pu toréer la mer entière,
gréer la voile rouge
à la fureur des éléments liquides et venteux,
 les pieds nus serrés sur ce rafiot de sable torride,
les bras tendus en mat de cocagne,
en mat d'artimon ou de misaine.

D'une voile rougie de sueur et de sang,
j'attendrais chaque vague puis la prochaine
qui surgie d'un l'horizon sans fin
déferleront sur la grève éternellement
en orages cornus roulant de rage
les galets millénaires et gris.

J'aurais pu toréer la mer.
Ne reste au creux de ma muleta
que ce fragment de nacre
et le chant d'une sirène
aux yeux marines et chagrins.

il pleut,           il a plu,           il va pleuvoir.

© Catherine Le Guellaut – 8-9 Décembre 2008
texte à paraître dans le recueil "La sombra del sol" (2009)

Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : textes à lire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 8 novembre 2008
Hola Catherine,
Tu as des idées de Torero. Ma compréhension du  terme Torero se défini par : une mixture l’idéalisme empreinte d’une interprétation particulière du mysticisme, un coté chevaleresque et dessué adoubé de principes stoïciens, une quête fondamentale et souvent décalée  des réalités existentielles le tout enduit d’une dose plus ou moins compacte de folie.
Il n’y a pas à dire tu es Torero dans l’âme.
C’est dommage que tu ne te lances pas dans le coté organisation de corridas, tu aurais le génie de Casas coté humain en plus.
José "Pepe" Manrubia

matador de toros et artiste peintre
Par Catherine Le Guellaut - Publié dans : livre d'or
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

bibliographie

VIENT DE PARAITRE
"250 réponses à vos questions sur la tauromachie"
(Ed du Gerfaut)
"La Sombra del Sol" (nouvelles taurines)
à paraître en 2010 (Ed Cairn)
"Les Taureaux Rêvent aussi" (Ed Cairn, 2006)
Epuisé
"Et la Lune nous regardait" (Ed Cairn, 2007)
Epuisé
Quelques derniers exemplaires disponibles
à la Boutique des Passionnes d'Arles
http://www.passion-toros.com

Texte libre



"Et la lune nous regardait"
envoyé par Catherine Le Guellaut

Copla (poème)
illustrations d'Albert Martin
sur une musique de Mariano Martin.
 

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus